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Burn-out dans le notariat : et si on en parlait ?

Burnout

Le burn-out (ou “épuisement professionnel”) est un mal insidieux de plus en plus fréquent dans tous les secteurs. Et le notariat ne déroge pas à la règle. Bien au contraire…

Que vous soyez notaire associé·e, salarié·e ou assistant·e, vous n’êtes pas à l’abri du “ras-le-bol” que beaucoup ont subi au sein de leurs Études.

Si vous en souffrez vous-même, sachez qu’il n’y a aucune honte à ressentir. Le burn-out dans le notariat ne doit plus être un tabou. Il est donc temps d’aborder ce problème frontalement.

Pourquoi autant de burn-out dans le notariat ?

Le burn-out est longtemps resté un sujet difficile à aborder dans le notariat, mais aujourd’hui de plus en plus de collaborateurs acceptent d’en parler librement.

Globalement, la multiplication des cas de burn-out dans le notariat est dûe à la pression croissante en matière de rentabilité et à des problèmes structurels de management dans ce secteur.

La première cause d’épuisement professionnel est la surcharge de travail dans les Études. Ne jamais voir votre pile de dossier se réduire peut vous mener à penser : “À quoi bon, ça ne finira jamais”. C’est le classique supplice de Sisyphe… Or, quand le corps et la tête disent stop, la dépression n’est jamais bien loin.

L’autre cause majeure – souvent liée à la première – est le harcèlement psychologique, que peuvent vous faire subir vos clients ou votre hiérarchie. La priorité pour beaucoup d’Études, c’est de “sortir le plus d’actes possibles, quoi qu’il en coûte”. Elles oublient parfois que leurs collaborateurs ne sont pas des robots et qu’il y a une vie à côté du notariat ! Si vous commencez à vous sentir harcelé·e, enfermé·e, étouffé·e, alors le risque de burn-out est élevé.

Comment prévenir le burn-out ?

Ça peut paraître évident mais, pour commencer, il est indispensable de bien choisir son Étude avant de s’y engager. Discuter en amont avec ses futurs collaborateurs, par exemple, peut s’avérer une mine d’informations très utile. 

Sur le plan purement relationnel, il faut savoir “manager son manager”, c’est-à-dire mettre des barrières dès le départ afin de fixer les limites en termes d’horaires, de charge de travail, de forme et de ton à employer de son côté.

Eh oui, il faut parfois savoir dire non ! Pas évident, c’est vrai ; mais en y mettant les formes, il est toujours possible de faire passer le message en douceur.

Devoir gérer 20 clients différents dans la journée au nom de la productivité peut, au final, avoir des effets contre-productifs. Donc le maître-mot pour éviter tout début de dépression est de COM-MU-NI-QUER.

Par ailleurs, un autre bon moyen de faire baisser drastiquement votre niveau de stress, c’est de pratiquer régulièrement le yoga le télétravail. Depuis la crise sanitaire, de plus en plus d’Études vous autorisent à travailler chez vous, un ou plusieurs jours par semaine. Traiter vos dossiers confortablement installé·e à domicile, loin de l’agitation de l’open space et des coups de pression inopinés de votre hiérarchie : voilà qui devrait vous permettre d’éviter la surchauffe.

Vous êtes en burn-out : que faire ?

Le burn-out est une pathologie qu’il ne faut surtout pas prendre à la légère. Dès les premiers signes de déprime liés à votre travail (troubles du sommeil, perte d’appétit ou de motivation, irritabilité…), vous devez en parler à quelqu’un avant que la situation se dégrade.

Que ce soit à vos collègues ou à votre hiérarchie, il est important de vous confier au sein même de votre Étude.

Dans un premier temps, votre boss est la personne la plus à même de trouver des solutions en interne : allègement de la quantité ou du temps de travail, mise en place d’un planning plus tenable, sanctions en cas de harcèlement par un·e collègue…

Si vous sentez que vos collaborateurs et votre hiérarchie restent hermétiques à vos sollicitations, il existe des groupes de parole sur les réseaux sociaux pour partager votre expérience et prendre connaissance de celle des autres. Allez faire un tour par exemple sur le groupe fermé Facebook “Tu es Notaire ou Clerc de notaire si …”. Vous allez vous apercevoir que de nombreuses personnes sont confrontées au même mal-être que vous.

Enfin, vous pouvez également vous faire suivre par des médecins, des psychothérapeutes ou des coachs, qui ont l’habitude d’accompagner les personnes qui se retrouvent en burn-out.

Surtout, gardez bien en tête que vous n’êtes pas seul·e !

Dans tous les cas, levez le pied, recentrez-vous sur vous-même et sur vos proches. Et si la perspective de reprendre le travail à plein temps dans une Étude vous angoisse toujours, vous pouvez toujours migrer vers un statut d’intérimaire, histoire de repartir sur de bonnes bases. Si le statut de “notairimaire” vous tente, faites appel à un cabinet de recrutement spécialisé dans le notariat, qui saura vous accompagner et vous aider à rebondir dans les meilleures conditions de travail possibles.